Une approche nouvelle de détection permet d’anticiper l’apparition d’une tumeur.

Détecter un possible cancer du sein avant même que la mammographie puisse le déceler, tel est le but des travaux de chercheurs danois, venus des sciences alimentaires, et de la Danish Cancer Society. Leurs résultats sont encourageants mais devront être validés par des tests à plus grande échelle, préviennent d’entrée les chercheurs.

Pour mettre au point leur test, ils se sont inspirés de techniques utilisées dans l’agroalimentaire pour contrôler des procédés industriels complexes. Ces techniques font partie d’une toute jeune branche de la science, la métabolomique. Elle consiste à pouvoir étudier les métabolites, des molécules, produits dans une cellule ou un organe. Pour explorer l’intérieur d’une cellule, la résonance magnétique nucléaire (RMN) à protons a été mise en œuvre. Cela permet de repérer un grand nombre de molécules différentes et éventuellement de les identifier. Avec un petit zeste de bio-informatique, cela permet de dresser ce que les chercheurs appellent un «biocontour» pour chaque cellule ou échantillon sanguin étudié.

Dans leurs expériences sur le cancer du sein, les scientifiques ont utilisé les données, y compris sanguines, de 800 femmes appartenant à une vaste population de 57 000 femmes suivies depuis vingt ans: 400 d’entre elles ont développé un cancer du sein dans les deux à sept ans suivant leur premier examen ; l’autre moitié n’en a pas développé.

 

La rédaction de Seniorweb vous recommande cet article publié dans le Figaro par JL Nauthias

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/04/20/23631-test-sanguin-pour-predire-cancer-sein