Pourquoi souscrire au PER (plan épargne retraite) ?

Pourquoi souscrire au PER (plan épargne retraite)

Modifiée par la Loi pacte, l’épargne-retraite a connu plusieurs bouleversements principalement à partir du 1 Ier octobre 2019. Mais ne vous inquiétez pas ! Les changements qui sont opérés visent une la fiscalité plus avantageuse et d’une grande simplification pour les épargnants. Découvrez dans cet article les raisons pour lesquelles vous devrez souscrire au PER.

Épargner et faire des économies d’impôts

Autre grande nouveauté que nous apporte la Loi Pacte : l’ensemble des versements volontaires effectués par un épargnant ouvrent le droit à un mécanisme de déductibilité fiscale. Les PERP et Madelin octroyaient certes déjà ce privilège. Néanmoins, les titulaires d’un PERCO ne pouvaient malheureusement pas en bénéficier.

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Concrètement, les sommes versées par l’épargnant sur un PER peuvent être prélevées du revenu imposable, et permettre ainsi d’économiser sur l’impôt. Alors ouvrez un per pour faciliter votre épargne.

Une plus grande liberté

Il n’y a rien de plus naturel pour un épargnant que de pouvoir décider librement de la façon dont il va récupérer ses économies à la retraite. Ici aussi, la Loi Pacte uniformise le champ des possibilités. Le titulaire d’un PER aura ainsi le choix entre une sortie en rente viagère (versements réguliers), ou un déblocage de son capital en un ou plusieurs fois (sauf pour l’épargne provenant des versements obligatoires). Cette deuxième alternative n’est que partiellement possible de nos jours.

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Préparer sa retraite au plus tôt

souscrire au PER (plan épargne retraite)

Le système de retraite français est de plus en plus menacé par la situation démographique. En plus, les réformes ne cessent de se succéder et chaque gouvernement ou bien presque en fait sa priorité. En attendant, ce sont les retraités qui en pâtissent et voient sans pouvoir rien y faire leurs profits diminuer fortement par rapport à leur période d’activité. Le taux de remplacement est effectivement de 25 % entre la dernière paie perçue et la pension nette allouée aux retraités.

L’importance d’épargner pour sa retraite n’est plus à prouver. D’ailleurs, plus vous commencez tôt ce projet et plus l’effort d’épargne sera considérable.

Un plan unique épargne pour les gouverner

Face aux divers produits d’épargne-retraite disponibles aujourd’hui, la Loi Pacte Procède à un tri. À présent, il existe un seul et unique plan d’épargne-retraite ; le PER.

Le nouveau PER prendra la relève et succédera à tous les produits qui existent. Il est dès lors organisé en trois parties :

Le PER individuel : c’est le digne successeur des PERP, Madelin (pour les travailleurs non-salariés) et autres Préfon (pour les fonctions publiques). C’est un plan ouvert à l’initiative de l’épargnant.

Le PER collectif d’entreprise : Ce compartiment remplace l’actuel PERCO, et est mis sur pied par l’entreprise à destination de tous les salariés. Il permet surtout de recueillir les montants issus de l’épargne salariale.

Le PER obligatoire : qui relaie le PERE 4 (ex-Article 83). Il est aussi mis à disposition par les entreprises pour tout ou une partie des employés salariés. Il permet en principe de mettre en place un système de cotisations régulières, assurées au moins pour moitié par l’employeur.

On peut donc dire que le PER est une grande enveloppe qui regroupe tous les dispositifs d’épargne retraite. Il facilite ainsi la gestion de l’épargne ainsi que sa lisibilité.

Des avantages fiscaux pour les travailleurs indépendants

Si vous êtes travailleur indépendant, le nouveau PER présente des avantages fiscaux considérables. En effet, les cotisations versées sur un PER individuel (ouvert à l’initiative de l’épargnant) sont déductibles du revenu net imposable dans la limite d’un plafond fixé en fonction du montant des gains professionnels.

Ce plafond est équivalent à 10 % de ces derniers, avec une limite supérieure à 8 PASS (plafond annuel sécurité sociale), soit 32 419 euros pour l’année 2021. Ajoutons aussi que pour les travailleurs indépendants qui ont peu ou pas épargné jusqu’à présent pour leur retraite, une disposition transitoire prévoit qu’il sera possible cette année et en 2022 de gonfler son épargne-retraite sans tenir compte du plafond mentionné plus haut.

Le PER individuel peut ainsi s’avérer être un outil pratique et avantageux pour planifier sa retraite tout en bénéficiant d’une réduction fiscale significative. Le capital constitué grâce au PER n’est pas soumis aux prélèvements sociaux ni à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Le titulaire dispose aussi d’une grande liberté quant au choix de son mode de sortie ; sous forme de rente viagère ou bien sous forme d’un versement unique.

Bref rappel : La loi Pacte a instauré un cadre fiscal avantageux vis-à-vis des produits d’épargne retraite destinés aux salariés comme aux non-salariés. Les cotisations versées dans le cadre des PER sont déductibles des revenus imposables, ce qui permet de réduire significativement l’impôt sur le revenu.

Comment choisir le meilleur PER pour vos besoins de retraite

Si le PER individuel est un outil avantageux pour planifier sa retraite, encore faut-il choisir le meilleur produit en fonction de ses besoins. Plusieurs éléments peuvent être pris en compte pour faire son choix.

Vous devez vérifier les frais pratiqués, notamment ceux liés à la gestion du contrat et aux versements effectués. Les frais peuvent varier fortement d’un établissement financier à un autre, ce qui peut avoir un impact significatif sur la performance de l’épargne-retraite.

Vous devez vous renseigner sur les supports d’investissement proposés par chaque PER. Certains contrats offrent une grande diversité de supports (actions, obligations, immobilier …) tandis que d’autres sont plus limités dans leurs choix.

Il est aussi recommandé de s’informer sur les modalités des possibilités d’avance ou de rachat anticipé car ces dernières peuvent différer selon les contrats et entraîner des coûts supplémentaires.

Le premier offre une certaine liberté quant à la sélection des supports ainsi qu’une certaine souplesse quant aux cotisations versées, alors que le second permet souvent une meilleure mutualisation des risques via la participation obligatoire du salarié ou du travailleur indépendant dans celui-ci.

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