Pourquoi j’ai des acouphènes pulsatiles ?

Selon une étude, un Français sur quatre souffre d’acouphène. C’est un dérèglement auditif se manifestant par des bruits ou des sons superflus situés dans l’oreille du patient. Aussi connu sous l’appellation « tinnitus », ce trouble auditif peut être subjectif dans la majorité des cas, cela signifie que les patients sont les seuls à entendre les bruissements ou les ronronnements dans l’oreille. On parle d’acouphène objectif lorsque les bruissements sont intelligibles par des personnes autres que les patients atteints. L’acouphène pulsatile entre dans cette dernière catégorie.

 

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Comment distinguer des acouphènes pulsatiles ?

Au mépris de la majorité des acouphènes qui sont généralement associés à la fatigue, l’acouphène pulsatile ne se présente pas par un bruissement. En effet, l’acouphène pulsatile apparaît plutôt par des martèlements équivalents aux sons provoqués par le monitoring ou le doppler. Ces martèlements donnent lieu à une douleur éclatant dans les cervicales ou dans la mâchoire. Quelquefois, les acouphènes pulsatiles se présentent de manière partiale. En effet, les acouphènes pulsatiles peuvent ne se présenter que dans l’oreille droite, par exemple.  Le traitement des acouphènes pulsatiles diffère grandement de celui des acouphènes classiques ou communément appelés « acouphènes continus », ainsi, il est recommandé de bien faire la différence.

Qu’est-ce qui provoque les acouphènes pulsatiles ?

La majorité des acouphènes pulsatiles sont d’origine vasculaire. La circulation sanguine aux alentours de l’oreille est décélérée à cause d’un étrécissement ou un engorgement des veines et des artères. Toutefois, il y a d’autres causes inhabituelles, notamment l’infiltration de fluides dans l’oreille, une maladie chronique causant une croissance inaccoutumée ou distorsion des os comme l’otospongiose ou encore la maladie de Paget. L’hyperthyroïdie peut également causer les acouphènes pulsatiles, tout comme une tumeur bénigne qui peut être extraite chirurgicalement selon l’âge. Des troubles qui apparaissent après l’âge de 50 ans, tels que la sténose de Minor ou la sténose de la carotide interne peuvent aussi être à l’origine des acouphènes pulsatiles, tout comme l’hypersensibilité psychologique.

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Est-ce que les acouphènes pulsatiles sont graves ?

Les acouphènes pulsatiles ne constituent pas de gravité particulière du point de vue neurologique, toutefois, le patient atteint peut ressentir une sensation d’incommodité. L’acouphène en lui-même ne constitue pas de gêne, ce sont surtout ses conséquences au niveau de la santé psychologique et la morale qui présentent une certaine gravité. Percevoir des martèlements continuellement de jour comme de nuit jusqu’à perdre ses facultés de concentration, sa vie sociale ou même son sommeil peut aboutir à du stress voire même neurasthénie plus importante. Il est recommandé de choisir un traitement médical ou chirurgical.

L’importance de diagnostiquer un acouphène pulsatile

Les acouphènes peuvent être objectifs, ce qui implique qu’ils peuvent être remarqués au cours d’un examen auditif. En effet, le médecin peut remarquer ces acouphènes et prescrire un traitement afin de les soulager. Dans le cas où l’examen auditif n’a rien indiqué, le médecin peut suggérer une IRM cérébrale afin d’ausculter les vaisseaux intracrâniens. Un scanner de l’os temporal peut aussi être conseillé afin de compléter le résultat de l’IRM.

Comment traiter les acouphènes pulsatiles ?

A l’encontre de l’acouphène continu reconnaissable par les bruissements et les bourdonnements, le patient souffrant de l’acouphène pulsatile peut être remis dans  80% des cas. La chirurgie est conseillée en cas de problèmes de la circulation artérielle qui est la cause la plus courante des acouphènes. L’opération non invasive des vaisseaux ne réclame pas de large entaille. Le chirurgien aura simplement besoin d’atteindre la zone impactée en passant par les veines. Il administrera un gel ou un stent selon la maladie.

Dans le cas d’un acouphène pulsatile subjectif, par contre, l’hypersensibilité au bruit existe déjà et il est provoqué par le stress. Le patient peut recourir à la médecine douce, l’hypnose ou aussi la sophrologie afin de s’accommoder aux martèlements dans l’oreille. Cela permettra au patient d’adhérer graduellement aux bruits et ainsi de pouvoir recouvrer une vie tranquille à nouveau malgré les gênes occasionnées par l’acouphène pulsatile.

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