Proxima n’est plus un logiciel parmi d’autres sur le marché des outils MJPM. En 2026, la pression sur la traçabilité documentaire et la justification comptable auprès des greffes place les mandataires devant un choix technique qui engage leur organisation sur plusieurs années. Passer à Tutelle Au Quotidien Proxima, c’est adopter une architecture logicielle où gestion active et consultation encadrée coexistent sans se confondre.
Séparation stricte entre gestion active et consultation : l’architecture que Proxima impose
La plupart des outils du secteur proposent un accès unique, modulé par des permissions. Proxima fonctionne autrement. Le logiciel métier (Proxima) et le portail de consultation (Mon Proxima) sont deux briques techniques distinctes, reliées par une logique de transparence encadrée.
Concrètement, le mandataire travaille dans Proxima : comptabilité, correspondance, GED, télétransmission bancaire. Le majeur protégé ou ses proches accèdent à Mon Proxima, un miroir de consultation avec des droits différenciés selon le profil. Le majeur ne voit que les informations validées par le mandataire.
Cette séparation a une conséquence directe sur la sécurité des données. Le majeur protégé ne peut pas effectuer d’opérations bancaires depuis Mon Proxima. C’est une limite volontaire, pas un manque fonctionnel. Pour les structures qui gèrent des portefeuilles importants, cette architecture réduit le risque d’erreur ou de manipulation involontaire côté usager.

Télétransmission bancaire et GED intégrée dans Proxima : répondre aux exigences des greffes
La télétransmission bancaire automatisée reste le module qui transforme le plus la charge de travail. Récupérer manuellement les relevés de comptes auprès des établissements bancaires mobilisait plusieurs heures par semaine pour un portefeuille de taille moyenne. Avec la télétransmission, les écritures remontent directement dans le logiciel.
La GED intégrée complète ce dispositif. Chaque document scanné ou reçu par voie électronique est classé, horodaté et rattaché au dossier du majeur. L’archivage n’est plus une tâche distincte : il se fait au fil de la saisie.
Ce que les greffes attendent en matière de traçabilité
Nous observons que les juridictions demandent de plus en plus des comptes de gestion accompagnés de pièces justificatives numérisées et structurées. Un export depuis Proxima produit un dossier cohérent, avec correspondance entre écritures comptables et documents annexés. L’envoi de recommandés en ligne depuis le logiciel ajoute une couche de preuve supplémentaire, directement traçable.
- Remontée automatique des écritures bancaires, sans ressaisie manuelle ni import CSV
- Classement GED rattaché au dossier du majeur avec horodatage systématique
- Génération des comptes de gestion au format attendu par les greffes, avec pièces liées
- Recommandés en ligne intégrés, avec accusé de réception archivé dans le dossier
Proxima pour les différents profils de mandataires : MJPM individuels, préposés, associations tutélaires
Un MJPM individuel n’a pas les mêmes contraintes qu’un salarié d’association tutélaire ou un préposé d’établissement hospitalier. Proxima gère ces trois profils, mais la valeur ajoutée varie selon le contexte.
Pour un MJPM individuel, le gain principal est l’autonomie. Pas de service informatique interne, pas de développeur maison. Proxima couvre la comptabilité, l’agenda, les délais légaux et la GED sur une seule plateforme. Le paramétrage initial conditionne tout : un outil mal configuré au départ génère des doublons et des pertes de temps sur plusieurs mois.
Le cas des associations tutélaires
Les associations gèrent des portefeuilles denses, avec du turnover parmi les délégués. La reprise d’un dossier par un nouveau salarié doit se faire sans perte d’historique. L’architecture de Proxima centralise l’ensemble des pièces et échanges, ce qui rend la transition entre délégués plus fluide.
Nous recommandons de formaliser une routine de saisie quotidienne dès le déploiement. L’écart de productivité entre deux utilisateurs de Proxima peut varier considérablement, selon la rigueur de paramétrage initial et les habitudes de saisie adoptées.

Mon Proxima et droits d’accès : ce que voit réellement le majeur protégé
Mon Proxima n’est pas un portail patient au sens médical du terme. Le majeur protégé y consulte les informations que le mandataire a choisi de rendre visibles. C’est une logique de transparence encadrée, pas d’accès libre au dossier.
Les proches peuvent aussi disposer d’un accès, avec un niveau de droits distinct. Un membre de la famille habilité ne verra pas les mêmes éléments qu’un tuteur familial ou qu’un juge.
- Le majeur consulte les mouvements financiers validés, les documents partagés et les messages du mandataire
- Les proches accèdent aux informations selon un profil défini par le mandataire, jamais par défaut
- Aucune opération bancaire n’est possible depuis Mon Proxima, ni pour le majeur, ni pour les proches
Ce cadre convient aux structures qui veulent associer le majeur à sa propre mesure de protection sans ouvrir un accès incontrôlé aux données sensibles.
Migration vers Tutelle Au Quotidien Proxima : les points de vigilance techniques
Changer de logiciel de gestion de tutelle n’est jamais anodin. La migration des données historiques (comptabilité, documents, échéances) conditionne la réussite du déploiement. Une migration bâclée ramène au papier pendant plusieurs semaines.
Le paramétrage des comptes bancaires, des modèles de courrier et des circuits de validation doit être vérifié avant la mise en production. Nous observons que les structures qui consacrent du temps à cette phase initiale récupèrent leur investissement en quelques mois, là où celles qui bâclent le paramétrage accumulent les corrections manuelles.
Formation et prise en main
Tutelle Au Quotidien propose des sessions de formation. Pour un MJPM individuel, la prise en main peut être rapide. Pour une association avec plusieurs délégués, prévoir un calendrier de formation échelonné est plus réaliste que de former tout le monde en une seule session.
Le vrai critère de réussite d’un passage à Proxima en 2026 n’est pas la richesse fonctionnelle du logiciel. C’est la capacité de la structure à formaliser ses processus de saisie et de classement avant de basculer, pas après.

