Il a fallu moins d’un an pour constater l’échec de la mention « fait maison » entrée en vigueur en juillet 2014. Pour mémoire, tout était parti d’une bonne idée : distinguer les restaurants qui cuisinent chez eux des produits frais de ceux qui assemblent des plats en kit fournis par l’industrie agroalimentaire. Dégradation de l’image de la cuisine française, perte du savoir-faire et tromperie du consommateur, le gouvernement devait réagir.

Ce fut le décret n° 2014-797 du 11 juillet 2014 élaboré sous la mandature de Sylvie Pinel au secrétariat d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, de la consommation, et signé par Carole Delga qui l’a trouvé sur son bureau lorsqu’elle lui a succédé le 4 juin 2014. Départ bancal pour un texte selon lequel un « plat “fait maison” est élaboré sur place à partir de produits bruts », mais qui prévoyait une batterie de dérogations permettant d’utiliser des produits « tranchés, coupés, broyés, hachés, nettoyés, désossés, dépouillés, décortiqués, taillés, moulus ou broyés ; fumés, salés ; réfrigérés, congelés, surgelés ou décongelés ».

La rédaction de Seniorweb vous recommande cet article publié dans le Monde par JP Géné

 

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