Une première étude donne une vision positive du moral des 55 + ; une autre publiée en même temps donne une vision un peu moins idyllique de la vie des seniors ; si les questions posées ne sont pas les mêmes, à priori les échantillons sondés n’ont pas du être les mêmes  non plus; à vous de lire et de choisir en espérant beaucoup que vous faites partie des 55+ dont le moral est bon et surtout dont les moyens financiers vous permettent de profiter de la vie et d’avoir bon moral.

Comme cela avait été mesuré en 2014, les 55+ ont le moral : 85% d’entre eux se disent satisfaits de la vie qu’ils mènent.

Ce bon moral des séniors est basé principalement sur le fait de vivre à proximité de leur famille et leurs amis (49% des réponses).

En fait, 92% sont satisfaits des liens qu’ils entretiennent avec leur entourage

Parmi les clés du bon moral et du bien vieillir, les personnes interrogés citent :

  • De façon générale, le fait desortir de son quotidien : se divertir voyager, (participer à des activités collectives pratiquer de nouvelles activités.
  • Le fait des’intéresser à l’actualité (36% des réponses)

Le lien social, élément clef du bien vieillir

Il s’agit avant tout de garder un lien avec ceux qui nous sont proches et de rester connecté avec ce qui se passe autour de soi. Garder le lien, préserver voire renforcer sa sociabilité : l’enjeu du bien vieillir semble reposer sur ces conditions.

« Bien vieillir et être en bonne santé n’a de sens pour les seniors que s’ils sont en relation avec les autres.

Les liens sociaux jouent un rôle majeur dans le bien vieillir et dans l’éloignement de la perte d’autonomie. Le lien social est le plus efficace des médicaments ! 

Le baromètre 55+ montre combien avec l’âge, la tendance est à la réduction des liens sociaux, mais combien, aussi, la demande de rencontres et d’échanges reste vive. » Explique Serge Guérin, Sociologue.

  • Une majorité des 55+ estime qu’il leur est aujourd’huimoins facile de rencontrer de nouvelles personnes que par le passé, un sentiment qui augmente avec l’âge (et avec l’impression croissante d’appartenir à la catégorie des seniors).
  • Confirmant cette idée, 1/3 des 55+ déclarent rarement (voire jamais) faire de nouvelles rencontres.
  • Lorsqu’ils en font, c’est avant tout à travers des amis ou des connaissances ou encore dans leur quartier ou immeuble Ainsi, les 55+ comptent sur leur cercle de proximité pour garder des liens sociaux.

C’est d’ailleurs avec leur cercle de proximité, où l’on trouve presqu’au même niveau leurs enfants et les commerçants de proximité, que les 55+ ont les contacts les plus fréquents :

  • D’un côté la famille : les enfants en tête (83% des 55+ sont en contact avec leurs enfants au moins une fois par semaine que ce soit en personne, par téléphone ou par mail), puis les parents et petits-enfants, et enfin les frères et sœurs.
  • De l’autre côté les commerçants de proximité (78%), les voisins et les amis (respectivement 73% et 70%) et en dernier, les professionnels de santé.
  • Notons que les personnes âgées de 55 à 60 ans ont plus de contacts avec leurs collègues et leurs enfants alors que les personnes âgées de 80 ans ou plus sont plus souvent en contact avec leurs enfants mais aussi avec les commerçants près de chez eux, leurs voisins et le facteur.

Senior… oui, mais à partir de quel âge ?

66 ans, c’est l’âge à partir duquel on considère être « seniors ». Interrogés sur l’appellation « senior », on constate cette bascule auprès des 55 ans et plus, dont les 2 tiers ont le sentiment d’appartenir à cette catégorie. Et finalement, il n’est pas surprenant de découvrir que les personnes interrogées âgées de 55 à 65 ans ont une opinion bien différente de leur statut de « senior » que les personnes âgées de 78 ans et plus par exemple.

 Des désillusions sur l’âge d’or de la retraite exprimées par 75 % des retraités

HSBC vient de publier une étude fin avril sur l’avenir des retraites : Passer plus de temps en famille, voyager, jardiner et améliorer son logement… les aspirations des Français pour leur retraite n’ont rien d’extravagant. Et pourtant, les trois quarts des retraités déclarent qu’ils n’ont pas pu réaliser au moins une de leurs aspirations depuis qu’ils ont cessé leur vie professionnelle. Évidemment les « rêves »  qui demandent plus de moyens financiers, comme les voyages, sont les plus difficiles à concrétiser.

1 032 euros par mois en moyenne plus les régimes complémentaires : des moyens financiers réduits pour vraiment profiter de la vie

Le résultat de cette étude, qui se fonde sur un sondage réalisé sur Internet auprès de 1 000 de personnes actives et de 1 000 personnes à la retraite en septembre 2014, n’est guère étonnant au vu des derniers chiffres publiés, le 28 avril, par l’Assurance retraite.

Fin 2014, les 13,7 millions de retraités percevaient, en moyenne 1 032 euros par mois pour une carrière complète au régime général. Il faut ajouter à ce montant les pensions versées par les régimes complémentaires, qui peuvent représenter environ un tiers pour les salariés et plus de la moitié de la pension complète pour les cadres.

Sans surprise, les inégalités salariales entre les hommes et les femmes affectent le montant des pensions. Dans l’ensemble, les premiers touchent 1 123 euros par mois, contre 921 euros pour les secondes. De quoi expliquer là encore, que selon l’étude de HSBC, les femmes ont plus d’aspirations non satisfaites que les hommes.

 

Ces deux études ne sont pas totalement contradictoires ; elles prouvent que le lien social est important pour profiter des dernières années de sa vie. Mais il faut aussi avoir des ressources financières suffisantes pour ne pas se priver de tout, tout le temps et surtout de pouvoir avoir le même niveau de vie de son entourage d’amis.

Sources : Le Monde
http://www.lemonde.fr/argent/article/2015/04/29/une-etude-revele-les-desillusions-des-retraites-francais_4624874_1657007.html#26MI6c0SUmXhYgPj.99

Source TNS Sofres

 

TNS Sofres a réalisé la deuxième édition de son Baromètre 55+ pour Cogedim Club®. Véritable observatoire des modes de vie des Français âgés de 55 ans et plus, l’édition 2015 révèle le lien social comme facteur clé du bien vieillir.