En 1947, le 1er mai devient une fête légale, chômée et payée. Tout le monde s’en réjouit. Il en a fallu du temps pour obtenir que le travail soit fêté comme il se doit, c’est-à-dire en ne faisant rien.

Un peu d’histoire. Aux États-Unis, en 1886, les organisations syndicales décident d’une grève générale pour obtenir la journée de huit heures. Des heurts très violents avec les forces de police de Chicago aboutissent à la pendaison de huit militants, considérés aujourd’hui comme des martyrs pour la cause ouvrière. En France, le Congrès international socialiste, réuni le 21 juillet 1889, prend alors la résolution d’instituer le 1er mai journée de revendications sociales. Il faut attendre 1919 pour que la journée de huit heures soit acquise, treize ans après l’obtention du repos hebdomadaire. En 1936, après de longues et douloureuses grèves, la semaine de quarante heures et les quinze jours de congés payés sont enfin gagnés. Il a donc fallu attendre un demi-siècle pour que la fête du bonheur et du travail soit réunie et une seule et même journée.

 

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