À 25 ans, la présidente d’Afrimarket a mis au point une nouvelle offre de transfert d’argent vers l’Afrique, moins coûteuse et plus transparente que les solutions traditionnelles. Portrait

Une voix calme et déterminée, un regard alerte sous de longs cheveux frisés. Rania Belkahia a de l’assurance. Du haut de ses 25 ans, cette chef d’entreprise ambitionne, ni plus ni moins, de révolutionner le métier du transfert d’argent, de tailler des croupières aux géants américains du secteur, tout en luttant contre l’économie informelle.

« En 2011, la Banque mondiale a chiffré les transferts d’argent vers l’Afrique à 60 milliards de dollars par an (53 milliards d’euros, NDLR), explique Rania Belkahia. Ce sont des sommes colossales, envoyées par les migrants pour nourrir leur famille restée au pays. Elles dépassent la totalité de l’aide publique au développement. Mais comme moins de 5 % des Africains possèdent un compte bancaire, ces flux transitent de façon informelle ou par le biais des deux principaux opérateurs, Western Union et MoneyGram, qui tiennent les trois quarts du marché. »

Un article publié dans la Croix par S Husson recommandé par Seniorweb

http://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Rania-Belkahia-entre-Afrique-et-diaspora-2015-05-11-1311166