Chutes, baisses de tension artérielle, troubles de la mémoire, interactions médicamenteuses : pris au long cours, les somnifères ne sont pas dénués de risques.

La liste des risques déjà connus liés à la prise prolongée de somnifères ne cesse de s’allonger. Une récente étude américaine (université de Washington) réalisée auprès de 3434 seniors de plus de 65 ans a trouvé une corrélation entre la prise de benzodiazépines au long cours et un risque accru de développer ultérieurement une démence, confirmant ce que d’autres études laissaient déjà supposer.

«Le sommeil change avec l’âge et se morcelle après 60 ans, d’où des réveils plus fréquents. Le sommeil très profond a tendance à diminuer au profit d’un sommeil plus léger, d’où l’impression de mal dormir», précise le Dr Sylvie Royant-Parola*, présidente du Réseau Morphée (www.reseau-morphee.fr), membre de la Société française de recherche et médecine du sommeil (www.sfrms-sommeil.org). «Or, tant que le sommeil joue son rôle réparateur, ne pas dormir d’un trait est sans importance.»

 

La rédaction de Seniorweb vous recommande cet article publié dans le Figaro par N Manoukian

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/05/08/23699-somniferes-encore-trop-prescrits-trop-longtemps